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    Sous la direction des organisations sportives, le genre : une revue narrative de la littérature

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    International audienceCette revue narrative de la littérature s’intéresse à la façon dont le genre est conceptualisé et pris en compte par la littérature scientifique relative à la sociologie des organisations sportives. Poursuivant un double objectif, elle vise à réaliser un bilan des connaissances sur le sujet et à comprendre les origines des lacunes observées

    "Anne d’Almeida ou la trajectoire de « la Comtesse » dans la direction du sport au prisme de l’intersectionnalité"

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    International audienceCette contribution vise à retracer le parcours d'Anne d'Almeida et à analyser les conditions qui permettent son engagement et son maintien dans les instances dirigeantes de la FFBB. Comment une jeune provinciale, non mariée, joueuse de barrette, employée des PTT, devient-elle « l'un des Dirigeants les plus écoutés du basket français[1] » ? Quels sont les coûts suscités par ses transgressions des normes de genre, de classe et de sexualité ?Pour répondre à ces questions, la méthode mobilise les archives de la FFBB, de l'ASPTT, de archives de presse, la correspondance d'Anne d'Almeida, des archives iconographiques inédites et des entretiens semi-directifs.L'analyse du parcours « improbable » d'Anne d'Almeida met en lumière l'imbrication de rapports sociaux de classe, de sexe et d'orientation affective. Issue de la petite bourgeoisie Lot-et-garonnaise, Anne d'Almeida sort de la norme du mariage hétérosexuel et échappe à l'étroitesse du rôle de mère au foyer. Son indépendance financière, son intégration dans le mouvement sportif postier, et son l'éloignement de sa sphère familiale l'amènent à pouvoir se consacrer à des responsabilités sportives

    La place et le rôle des femmes dans la gouvernance des fédérations sportives françaises

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    In 2014, law n°2014-873 “for true equality between women and men” introduced two types of gender quotas on the executive board of national sports federations. These quotas are more constraining than the previous ones and set a minimum of 25% of men and women in the composition of federal governing bodies. This thesis aims to investigate the construction of the mesure and the way how it is implemented in sports federations. It explores, in particular, the claim that there is a dearth of women sports leaders and analyses the electoral competition of governing bodies of French NSFs after the enactment of these quotas (2016-2017). For doing so, it uses the tools of strategic analysis and a renewed perspective which takes into account the contributions of the sociology of gender (Crozier & Friedberg, 1977; Laufer, 2010). The research employs mixed methods. It consists in a quantitative study conducted on 107 NSFs and a qualitative investigation conducted on five federations (basketball, rugby XIII, cycling, UFOLEP and dance). Overall, electoral competition for most executive boards is very limited and most of the candidates were elected. Quantitative figures suggest that there is no voting bias against women and that the lack of female candidates is rare, but the interviews confirmed the a priori role of networks. Some federations elaborate strategies of resistance and/or circumvention of the law. They limit the application of the measure through ex-officio members or the creation of additional boards, and consider quotas as a maximum. Despite these features and sports federations’ resistance, women’s representation in sport governance is increasing significantly - more than in the last twenty years. However, few of them manage to influence the decision-making process of sports federations yet.La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est une réforme transversale qui vise à lutter contre les inégalités de genre. Parmi les nombreuses mesures que comporte le texte, l’article 63 impose aux fédérations sportives nationales de respecter de nouveaux quotas pour la composition de leurs instances dirigeantes. Cette thèse s’intéresse à cette obligation. Elle investigue, à l’aide des outils de l’analyse stratégique et une perspective renouvelée qui prend en compte les apports de la sociologie du genre (Crozier & Friedberg, 1977 ; Laufer, 2010), les modalités qui entourent la construction et la bonne application de la loi dans les fédérations. L’étude repose sur un procédé méthodologique mixte divisé en deux parties. La première investigue les résultats des élections fédérales (2016-2017) au regard du nombre de candidat-e-s et d’élu-e-s. La seconde, s’intéresse au fonctionnement concret des instances dirigeantes de cinq fédérations (basketball, rugby à XIII, cyclisme, UFOLEP, danse) et aux rôles que jouent les dirigeantes dans les jeux de pouvoir. Les résultats montrent que de nombreuses fédérations déploient des stratégies de résistance et/ou de contournement, allant de la non-application de la mesure au comité directeur, à la création d’instances de décisions supplémentaires afin d’échapper au quota. Dans l’ensemble, les femmes se présentent moins que les hommes au comité directeur, mais l’absence de candidatures n’explique, que dans de rares cas, le non-respect des provisions de la loi. Il existe, en outre, derrières les discours de désintéressement des dirigeant-e-s, un jeu d’influence électoral qui décourage ou encourage les candidat-e-s à se présenter. Ces pratiques participent à comprendre le faible niveau de compétition électorale. Ainsi, malgré la mesure, rares sont les actrices qui parviennent à peser dans le processus décisionnel des fédérations sportives

    La place et le rôle des femmes dans la gouvernance des fédérations sportives françaises

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    In 2014, law n°2014-873 “for true equality between women and men” introduced two types of gender quotas on the executive board of national sports federations. These quotas are more constraining than the previous ones and set a minimum of 25% of men and women in the composition of federal governing bodies. This thesis aims to investigate the construction of the mesure and the way how it is implemented in sports federations. It explores, in particular, the claim that there is a dearth of women sports leaders and analyses the electoral competition of governing bodies of French NSFs after the enactment of these quotas (2016-2017). For doing so, it uses the tools of strategic analysis and a renewed perspective which takes into account the contributions of the sociology of gender (Crozier & Friedberg, 1977; Laufer, 2010). The research employs mixed methods. It consists in a quantitative study conducted on 107 NSFs and a qualitative investigation conducted on five federations (basketball, rugby XIII, cycling, UFOLEP and dance). Overall, electoral competition for most executive boards is very limited and most of the candidates were elected. Quantitative figures suggest that there is no voting bias against women and that the lack of female candidates is rare, but the interviews confirmed the a priori role of networks. Some federations elaborate strategies of resistance and/or circumvention of the law. They limit the application of the measure through ex-officio members or the creation of additional boards, and consider quotas as a maximum. Despite these features and sports federations’ resistance, women’s representation in sport governance is increasing significantly - more than in the last twenty years. However, few of them manage to influence the decision-making process of sports federations yet.La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est une réforme transversale qui vise à lutter contre les inégalités de genre. Parmi les nombreuses mesures que comporte le texte, l’article 63 impose aux fédérations sportives nationales de respecter de nouveaux quotas pour la composition de leurs instances dirigeantes. Cette thèse s’intéresse à cette obligation. Elle investigue, à l’aide des outils de l’analyse stratégique et une perspective renouvelée qui prend en compte les apports de la sociologie du genre (Crozier & Friedberg, 1977 ; Laufer, 2010), les modalités qui entourent la construction et la bonne application de la loi dans les fédérations. L’étude repose sur un procédé méthodologique mixte divisé en deux parties. La première investigue les résultats des élections fédérales (2016-2017) au regard du nombre de candidat-e-s et d’élu-e-s. La seconde, s’intéresse au fonctionnement concret des instances dirigeantes de cinq fédérations (basketball, rugby à XIII, cyclisme, UFOLEP, danse) et aux rôles que jouent les dirigeantes dans les jeux de pouvoir. Les résultats montrent que de nombreuses fédérations déploient des stratégies de résistance et/ou de contournement, allant de la non-application de la mesure au comité directeur, à la création d’instances de décisions supplémentaires afin d’échapper au quota. Dans l’ensemble, les femmes se présentent moins que les hommes au comité directeur, mais l’absence de candidatures n’explique, que dans de rares cas, le non-respect des provisions de la loi. Il existe, en outre, derrières les discours de désintéressement des dirigeant-e-s, un jeu d’influence électoral qui décourage ou encourage les candidat-e-s à se présenter. Ces pratiques participent à comprendre le faible niveau de compétition électorale. Ainsi, malgré la mesure, rares sont les actrices qui parviennent à peser dans le processus décisionnel des fédérations sportives

    Du genre modernes, les Jeux olympiques ?

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    https://lestempsquirestent.orgDu genre</div

    Le régime d'inégalités de la gouvernance des fédérations sportives françaises

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    International audienceThis article focuses on the governance of French national sports federations. The objective is to analyze the organizational processes that produce inequalities (gender, class, race, etc.). To this end, the study relies on five federation case studies (basketball, cycling, rugby union, dance and UFOLEP). The method is based on semi-structured interviews with board members (n=78) and a documentary study. It shows that behind a disembodied functioning, governance constitutes a poorly formalized space where sociability plays an essential role. Instead of equalizing the rules for participation in governance, the electoral system produces and legitimizes indirect discrimination. The votes unevenly distributed between the candidates favour those from the most important territories in terms of licensed practice. The recruitment of leaders is based on a system of clan recommendations, which contributes to their social reproduction. If these results support the literature on sports governance, the study also reveals new processes participating in the inequality regime. Evolving hierarchically also requires the acquisition of specific bodily and temporal dispositions. Finally, if positions are volunteers, they make an economic investment on their part in order to access the most important positions. These elements constitute organizational filters which contribute to restricting access to decision-making positions and the retention of men, perceived as white, and from the most privileged social classes in the presidency. These results invite us to put into perspective actions undertaken to fight against inequalities. Following an individualizing approach, they currently favor the promotion of female leaders via dedicated training, leaving the overall system of producing inequalities almost unchanged.Cet article s’intéresse à la gouvernance des fédérations sportives françaises. L’objectif est d’analyser les processus organisationnels qui produisent des inégalités (de genre, de classe, de race, etc.) en leur sein. À cette fin, l’étude mobilise cinq études de cas de fédération (basket-ball, cyclisme, rugby à XIII, danse et UFOLEP). La méthode s’appuie des entretiens semi-directifs avec des dirigeants et des dirigeantes (n=78) et une étude documentaire. Elle montre que derrière un fonctionnement désincarné, la gouvernance constitue un espace peu formalisé où la sociabilité joue un rôle essentiel. Au lieu d’égaliser les règles de participation à la gouvernance, le système électoral produit et légitime des discriminations indirectes. Les votes, inégalement répartis entre les candidats et les candidates, favorisent ceux issus des territoires les plus importants en termes de pratique licenciée. Le recrutement des dirigeants repose sur un système de recommandations claniques qui participe à leur reproduction sociale. Si ces résultats confortent la littérature sur la gouvernance du sport, l’étude met par ailleurs au jour de nouveaux processus participant au régime d’inégalités. Évoluer hiérarchiquement nécessite l’acquisition de dispositions corporelles et temporelles spécifiques. Enfin, si les fonctions dirigeantes sont bénévoles, elles engagent un investissement économique afin d’accès aux postes les plus importants. Ces éléments constituent autant de filtres organisationnels qui participent à restreindre l’accès aux postes décisionnels et au maintien d’hommes, perçus comme blancs, et issus des classes sociales les plus privilégiées à la présidence. Ces résultats invitent à mettre en perspective les actions engagées envers la lutte contre les inégalités dans la gouvernance du sport. En effet, suivant une approche individualisante, celles-ci privilégient pour l’heure la promotion des dirigeantes via des formations dédiées, laissant quasi inchangé le système global de production des inégalités
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