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Notes sur l'atome et le fragment chez Nietzsche
Buhot de Launay Marc. Notes sur l'atome et le fragment chez Nietzsche. In: Cahiers de Fontenay, n°13-15, 1979. Fragments. pp. 61-75
Le traducteur médusé
De Launay Marc B. Le traducteur médusé. In: Langue française, n°51, 1981. La traduction, sous la direction de Jean-René Ladmiral et Henri Meschonnic. pp. 53-62
Le traducteur médusé
An attempt is made by comparing translations of a passage from Nietzsche with those of a passage from Freud to show the very «conservative» way translation can censor semiotic connotations. The recurring problem, albeit under seemingly new guises, is our assigning a site to meaning, prone as we are to set registers and locate «in space» that which in the original comes from a dynamic process and a construction which cannot be frozen. It may not be always possible to render the wealth of semiotic detail of what was attempted by the original text but the interpretation provided to those on the receiving end of the translation must somehow give them access to the dynamics. When interpretation fails to come through, the use of commentary can help to make up for the limitations of rewriting. Reconstructing the original also implies bringing into question whatever prejudices are inevitably marshalled at the first steps of comprehension : translating involves rendering a discourse, a singular mode of signifying, behind the overwhelming linguistic effects which first impact reading — a reading which is always less independent than the original text with respect to its own tradition of expression.En prenant exemple d’une comparaison de traductions d’un passage de Nietzsche avec celles d’un texte de Freud, on cherche à montrer la position «conservatrice» de censeur des connotations sémiotiques que peut adopter le traducteur. Le problème qui ne cesse de se poser sous des formes apparemment nouvelles reste celui de la «localisation du sens» : notre tendance première est toujours de «spatialiser» dans tels ou tels registres convenus ce qui, dans l’original, résulte d’une dynamique et d’une construction qui ne sont pas susceptibles d’être figées. Il n’est certes pas toujours possible de restituer le détail sémiotique de ce que l’original a tenté ; mais l’interprétation livrée aux récepteurs de la traduction doit leur permettre d’accéder, d’une manière ou d’une autre, à cette dynamique. Lorsque l’interprétation ne parvient pas à s’exprimer, le recours au commentaire permet de pallier les limites de la récriture. La reconstruction de l’original impose également que ce dernier mette en cause les préjugés chaque fois mobilisés inévitablement par sa précompréhension : la traduction s’oblige à restituer un discours, une parole, derrière les effets trop massifs de la langue qui sont ce qui d’emblée assaille la lecture, elle-même toujours moins indépendante que ne le fut le texte original par rapport à sa propre tradition expressive.Launay Marc de. Le traducteur médusé. In: Cahiers Charles V, n°44,2008. La traduction littéraire ou la remise en jeu du sens. pp. 15-35
Genèse 1 – Une cosmogonie ?
A strictly philosophical reading of Genesis 1 brings to light its extraordinary composition as well as the remarkable innovations which make it a turning point in the history of our culture ; to use Cassirer’s terms, it represents the transition of the symbolic form of «myth » to another form, of «religion » , in which the wording supplants mythical polymorphism and at the same time brings about a desubstantialization of nature. In a brilliant way the text mobilizes all the resources of language by which one can understand what «creation » means.Une lecture strictement philosophique du texte de Genèse 1 met en lumière son extraordinaire composition, ainsi que les innovations remarquables qui en font un tournant dans l’histoire de notre culture : il s’agit, pour employer les termes de Cassirer, du passage d’une forme symbolique «mythe » à une autre forme, «religion » , où le langage prend le pas sur le polymorphisme mythique en opérant du même coup une désubstantialisation de la nature. Le texte, de manière virtuose, mobilise toutes les ressources langagières qui lui permettent de faire entendre ce qu’est une création.Buhot de Launay Marc. Genèse 1 – Une cosmogonie ?. In: Revue d'histoire et de philosophie religieuses, 90e année n°4, Octobre-Décembre 2010. pp. 465-477
La traduction: une pratique de l’inconceptualité
Reflection on translation is not the enemy of theory, but the latter must limit itself to analysing procedures of interpretation. It is even possible to define a hermeutic as a method. Nonetheless, translation remains a practice, and the condition that renders it possible in the first place refers us to non-conceptuality as defined by Blumenberg directly linked to the Kantian conception of symbol, on the one hand, and as an extension of a réévaluation of rhetoric which refers to a philosophical tradition renewed by Vico (transl. J. Dudley).La réflexion sur la traduction n’est pas ennemie de la théorie ; mais cette dernière doit se cantonner à l’analyse des procédures d’interprétation. Il est même possible de définir une herméneutique comme méthode. Néanmoins, la traduction reste une pratique et sa condition de possibilité première nous renvoie à l’inconceptualité telle que Blumenberg la définit en liaison directe avec la conception kantienne du symbole, d’une part, et dans le prolongement d’une réévaluation de la rhétorique qui renvoie à une tradition philosophique renouvelée par Vico.Launay Marc de. La traduction: une pratique de l’inconceptualité. In: Revue Philosophique de Louvain. Troisième série, tome 113, n°2, 2015. pp. 325-342
Les fils du texte: Genèse 6, 1-4
Le texte formé par les versets 1 à 4 du chapitre 6 de la Genèse est généralement considéré comme énigmatique en raison des expressions qui y figurent: «fils de Dieu», nephilim et gibborim. Son rapport au récit du déluge est souvent discuté en liaison avec les sources mythologiques qui s’y manifestent. La plupart des traductions, dès la Septante, comme les interprétations issues de la tradition philosophique, renvoient le lecteur à un réseau de connotations mythologiques très reconnaissable qui passe à côté du travail subtil effectué par le texte, tant en amont qu’en aval de ce passage, et qui seul permet d’en comprendre les intentions véritables. C’est à reconstruire ce réseau que s’attache la présente étude.Genesis 6, 1-4 is usually regarded as an enigmatic text because of the expressions it contains: “son of God”, nephilim and gibborim. Its relationship to the tale of the flood is often discussed in connection with the mythological sources it reveals. Most of the translations beginning with the Septuagint, like the interpretations derived from philosophical tradition, take the reader back to a very recognizable network of mythological connotations which misses a subtle working carried out by the text, both before and after this passage, and which is the only thing that makes it possible to understand its true intentions. The present study is devoted to the reconstruction of this network.El texto formado por los versículos 1 a 4 del capítulo 6 del Génesis es generalmente considerado como enigmático debido a las expresiones que en él figuran: “hijos de Dios”, nephilim y gibborim. Su conexión con el relato del diluvio es a menudo discutido en relación con las fuentes mitológicas que se manifiestan. La mayoría de las traducciones, desde la Septante, como las interpretaciones salidas de la tradición filosófica, remiten al lector a una red de connotaciones mitológicas muy reconocibles que dejan de lado del trabajo sutil efectuado por el texto, tanto antes como después de este pasaje, que es lo único que permite comprender las intenciones verdaderas. El presente estudio se propone reconstruir esta red. (trad. Véronica Giménez Béliveau
L’onction
Partant du rite en général et de sa fonction anthropologique et sociale, il s’agit de montrer comment le passage du mythe à sa critique dans la forme symbolique « religion » en modifie la structure. L’exemple analysé est celui du rite d’onction tel qu’il se maintient depuis celle de Saül jusque dans le rituel du sacre royal et dans son abolition sous la Convention. Une hypothèse est avancée quant à la source possible, du point de vue symbolique, d’un tel rite. Cette source est une élaboration d’abord discursive et réflexive sur le mixte entre un signe matériel dont la nature est indifférente et la signification dont on le crédite.Starring from the rite in general and from its anthropological and social function, the aim of this article is to show how the passage from the myth to its critique in the symbolic form of “Religion” modifies its structure. The example that will be analyzed here is the anointment rite as it is being maintained, from Saul’s anointment to the Royal anointment and its abolition under the Convention. A hypothesis is being suggested to explain the possible source, from a symbolic standpoint, of such a rite. This source is a discursive and reflexive elaboration on the combination between the material sign, which nature is indifferent, and the meaning it is being credited with.Partiendo del rito en general y de su función antropológica y social, se trata de mostrar cómo el pasaje del mito a su crítica en la forma simbólica “religión” modifica su estructura. El ejemplo analizado es el rito de la unción, tal como se mantiene desde la unción de Saúl hasta el ritual de la consagración real, y en su abolición bajo la Convención. Una hipótesis se propone en cuanto a la fuente posible, desde el punto de vista simbólico, de un rito semejante. Esta fuente es una elaboración en principio discursiva y reflexiva sobre la mezcla entre un signo material cuya naturaleza es indiferente y el sentido que se le acredita
La traduction et ses enjeux
de Launay Marc. La traduction et ses enjeux. In: Équivalences, 24e année-n°1, 1994. Des théories de la traduction, sous la direction de Françoise Wuilmart . pp. 25-36
Midi précoce
Habib Claude, de Launay Marc B. Midi précoce. In: Les Cahiers du GRIF, n°35, 1987. Ingeborg Bachmann. pp. 29-30
Midi précoce
Habib Claude, de Launay Marc B. Midi précoce. In: Les Cahiers du GRIF, n°35, 1987. Ingeborg Bachmann. pp. 29-30
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