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Bernard Hours, La vertu et le secret. Le dauphin, fils de Louis XV
Boisson Didier. Bernard Hours, La vertu et le secret. Le dauphin, fils de Louis XV. In: Annales historiques de la Révolution française, n°351, 2008. pp. 209-210
Michel Grandjean et Bernard Roussel (dir.), Coexister dans l'intolérance : l'Édit de Nantes (1598)
Boisson Didier. Michel Grandjean et Bernard Roussel (dir.), Coexister dans l'intolérance : l'Édit de Nantes (1598). In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 47 N°4, Octobre-décembre 2000. pp. 838-839
L'anticléricalisme intra-protestant en Europe continentale (XVII-XVIII siècles)
Boisson Didier. L'anticléricalisme intra-protestant en Europe continentale (XVII-XVIII siècles). In: Histoire, économie et société, 2004, 23ᵉ année, n°4. Etat et administrateurs de rang moyen à l'époque moderne, sous la direction de Michel Cassan. p. 601
Michel Grandjean et Bernard Roussel (dir.), Coexister dans l'intolérance : l'Édit de Nantes (1598)
Boisson Didier. Michel Grandjean et Bernard Roussel (dir.), Coexister dans l'intolérance : l'Édit de Nantes (1598). In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 47 N°4, Octobre-décembre 2000. pp. 838-839
Refuges et réseaux protestants
Magdelaine Michelle, Boisson Didier. Refuges et réseaux protestants. In: Diasporas. Histoire et sociétés, n°5, 2004. Généalogies rêvées. pp. 192-195
Le Journal de Stanislas Dupont de La Motte
Inspecteur du collège de La Flèche de 1764 à 1776, Stanislas Dupont de La Motte est l'auteur d'un Journal qu'il rédige du 1er octobre 1771 au 30 septembre 1776. Après le départ des jésuites en 1762, l'établissement devient à partir de 1764 un collège préparatoire à l'École militaire de Paris. Il doit accueillir 250 jeunes nobles censés poursuivre ensuite une carrière militaire. Nommé par le secrétaire d'État à la Guerre, Dupont de La Motte rend compte dans son Journal tout d'abord de la vie à l'intérieur de l'établissement. Il évoque longuement les comportements des élèves à travers surtout leurs problèmes de santé, comme l'inoculation contre la variole, et la question de la discipline. L'attitude des enseignants et de l'administration est minutieusement décrite et critiquée. La gestion du collège (travaux, approvisionnements…), dont il est directement responsable, est analysée. L'inspecteur dresse aussi un tableau de la société fléchoise qu'il dépeint en des termes souvent acerbes, tout en cherchant à être admis parmi les « barons ». Il insiste sur les liens étroits qui unissent la ville et le collège. Enfin, lors de la dernière année, Dupont de La Motte condamne la disparition de l'établissement comme école préparatoire et la dispersion des élèves qui sont désormais confiés à des bénédictins, des oratoriens ou des minimes. Le Journal de Dupont de La Motte est donc un témoignage précieux et original de la vie d'un prestigieux établissement dans une petite ville de province
Justice et protestantisme
Dans le royaume de France à l’écrasante majorité catholique et gouverné par un roi « très chrétien » que le sacre, en en faisant le lieutenant de Dieu sur terre, rend comptable du salut de ses sujets, la question des rapports entre protestantisme et justice est particulièrement cruciale. Du xvie au xviiie siècle la justice royale a évolué : au xvie, l’hérésie, prise en main par la justice royale, apparaît comme un crime abominable et doit être réprimée ; mais il faut aussi rétablir la paix dans le royaume déchiré par les premières guerres de religion et la justice est un des instruments qui y contribuent. Au xviie siècle, alors que la paix religieuse règne en principe depuis l’édit de Nantes, le pouvoir n’a pas perdu l’espoir de convertir les réformés, rétablissant ainsi l’unité spirituelle du royaume. Les moyens pour atteindre ce but sont divers, la législation en fait partie et les procès se multiplient à l’encontre des réformés. Après la Révocation, la justice royale pour laquelle il n’existe plus de protestants mais seulement des « sujets rebelles », s’active à les poursuivre de toutes les manières possibles. Mais ce volume ne se contente pas de faire la chronique de la répression judiciaire au service de la paix ou de l’unification religieuse du royaume. Il explore également le regard particulier sur la justice que peuvent avoir les protestants ; c’est ainsi que les récits de martyres et de massacres remettent en quelque sorte en cause le pouvoir royal, et que la littérature, en dressant un tableau de la situation des protestants et donc de la justice qui s’applique à eux, produit une « justice fictionnelle » au service de la cause réformée. Il s’interroge également sur le rôle des gens de justice nombreux dans certaines Églises réformées et qui ont pu jouer un rôle important de défense des droits de leurs coreligionnaires. Il importe enfin de replacer la question dans l’histoire plus globale de l’histoire de la justice, se demander si les protestants constituent des justiciables comme les autres, si la justice fait preuve envers eux de la souplesse qui la caractérise, si l’opinion publique ne compte pas plus que les raisons politiques dans l’évolution de la pratique judiciaire. Au-delà du constat, indéniable, d’une répression souvent très forte, l’ouvrage invite à s’interroger sur le rôle régulateur de la justice, dont l’objectif est d’abord de retisser le lien social, détruit ou menacé par telle ou telle déviance, ce qui passe quelquefois par le châtiment, mais aussi beaucoup plus souvent par le pardon ou par l’oubli. Ce livre rassemble les communications faites lors de la journée d’étude qui s’est déroulée à Angers le 28 mai 2010. Elle a été organisée par Didier Boisson, professeur à l’université d’Angers, membre du CERHIO et Yves Krumenacker, professeur à l’université Lyon 3, membre de l’Institut Universitaire de France et de l’UMR 5190 LARHRA
L’apologétique chrétienne
Pluridisciplinaire, cet ouvrage a rassemblé littéraires, historiens et linguistes autour de la question de l’apologétique chrétienne, de l’Antiquité au XXe siècle. Étudiant deux mille ans de rhétorique apologétique en Europe, il vient combler le manque d’ouvrage de synthèse sur cette question, toujours abordée de manière synchronique et fragmentée. Le « genre » apologétique même a été interrogé, au prisme de définitions variées et avec comme socle épistémologique les études de Bernard Pouderon sur la naissance de cette forme d’écriture en Grèce antique. Pourquoi l’apologie chrétienne, évidente lors des persécutions de la Rome polythéiste et aux origines du christianisme, a-t-elle survécu jusqu’à l’époque contemporaine ? Irréductible à la querelle théologique, dévoiement dans lequel elle s’égarera pourtant souvent aux périodes les plus agitées de l’histoire, quand les sociétés sont traversées de courants contraires, elle se donne à lire même aux époques dites de catholicisme triomphant. Ne serait-elle pas devenue intrinsèquement liée à l’expression de la pensée chrétienne ? Comment l’apologie peut-elle quitter son domaine propre pour s’insinuer dans l’écriture de fiction ? C’est à ces questions préliminaires que vingt-quatre contributions tentent de répondre, offrant un passionnant itinéraire à travers diverses expressions, littéraires et historiques, de la pensée religieuse européenne, de l’Antiquité à nos jours
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