57 research outputs found
« La musique en islam », in : J.-C. Attias et E. Benbassa, éds., Des cultures et des dieux. Repères pour une transmission du fait religieux. Paris, Fayard, 2007, pp. 275-282.
Ce court article de Jean During présente les principales clés de compréhension de la musique en pays d’Islam, selon le principe de vulgarisation qui régit l’ensemble de l’ouvrage. A partir de données historiques (traités, manuscrits), l’A. détaille tout d’abord comment était envisagée la musique dans les premiers siècles de l’Islam, au sein d’une construction cosmogonique. La musique devait refléter l’ordre du monde, et reproduisait le pouvoir des astres : elle était donc avant tout considéré..
Shashmaqom : Rost (vol. 1). Douchanbe, Edjod, 2007, 216 p.
Cette nouvelle édition du maqām Rāst du Šaš-maqām (six suites ou maqāms), répertoire canonique « savant » partagé par l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, fait partie du programme de sauvegarde pour ce répertoire, entrepris par l’Unesco. Elle a fait grand bruit dans le monde des musicologues à Douchanbe, en ravivant des polémiques sur la validité des différentes versions (jouées, chantées ou écrites) du Šaš-maqām. Ici, le musicologue Asliddin Nizomov (alors directeur de l’Institut des Beaux-Arts ..
Ṣafḥe sangī / Persian Discography Journal (9-12), Téhéran, 2007.
Ce troisième volume de Ṣafḥe sangī, revue dédiée à l’histoire et à l’étude des enregistrements de la musique iranienne, éditée (ainsi qu’écrite, en grande partie) par Amīr Manṣūr, amateur très éclairé de musique (entre autres iranienne) et inlassable collectionneur d’enregistrements, rassemble les quatre numéros parus en 2007/1386. Les sujets abordés sont divers, allant de la discographie de Ḥoseyn ‘Alī Ḫān Nakīsā (vol. 9), à l’histoire de la musique pop iranienne (vol. 12), en passant par l’..
Migrando de Tayikistán hacia Rusia: intimidades y riesgos en imágenes
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Ṣafḥe-hā-ye fārsī-ye šerkat-e Grāmāfon : 1899 tā 1934 [Persian version of Michael S. Kinnear, The Gramophone Company’s Persian Recordings, 1899 to 1934. Sydney, Bajakhana, 2000, xv-193 p.]. Tehrān, Anjoman-e āṯār va mafāḫer-e farhangī, 2007, 464 p.
Ce livre consiste en la traduction du catalogue des enregistrements de musiques iraniennes effectués par la Compagnie Gramophone entre 1899 et 1934, publié par Kinnear et ici remanié en persan. Le catalogue de Kinnear procédait à la classification des enregistrements par session, qui est reprise ici et permet d’aborder le sujet dans une perspective d’évolution chronologique. Ainsi que l’explique l’A. de la traduction dans son introduction, il a corrigé les termes persans (titres de chansons o..
« Falak » va sistem-ha-i lahni-i on. Douchanbe, Donish, 2006, 257 p. Glossaire, bibliographie, transcriptions, résumés en anglais et en russe. [Le Falak et son système modal]
Ce travail se veut une étude systématique du répertoire populaire falak au Tadjikistan. A partir d’un travail sur les textes poétiques d’une part, ainsi que sur les transcriptions d’interprétations de chants falak par des chanteurs reconnus, l’A. cherche à mettre en évidence l’existence d’un système modal sous-jacent au répertoire. Il dégage ainsi différents modes qu’il nomme, inscrivant ce genre musical populaire dans une structure de musique savante ou classique. En annexe sont livrées nomb..
Réseaux, espaces et représentations : le musicien tadjik, persan et soviétique
À partir d’un travail de recherche initialement basé au Tadjikistan puis progressivement élargi à l’Iran et à l’Afghanistan, l’auteur aborde ici la question de la reconnaissance socio-musicale pour les musiciens tadjiks, à travers l’étude de leurs réseaux d’activité dans l’espace iranophone, et en relation au passé soviétique. Aujourd’hui, les musiciens tadjiks rapprochent de plus en plus, en discours comme en actes, leur activité et sa représentation, des espaces afghan et iranien. Ils revendiquent ainsi leur inscription au sein d’un espace de culture persane, selon différents critères qui fonctionnent sur un mode largement historique. Néanmoins, il ne s’agit aucunement de se couper du passé soviétique, ni de la relation avec l’Ouzbékistan. La redécouverte de la « racine persane » s’inscrit dans un cadre de représentations identitaires complexe, et ne saurait être envisagé de façon uniforme. Par le récit de leurs voyages, les musiciens mettent en valeur non seulement leur reconnaissance au sein de leur propre société et culture musicale, mais aussi l’étendue de leurs réseaux sociaux.From a research work initially based in Tajikistan, and gradually expanded to Iran and Afghanistan, the author deals with the question of socio-musical recognition for Tajik musicians, through the study of their musical activities’ networks in Persian-speaking area, and related to Soviet past. Nowadays, Tajik musicians bring more and more closer, in speeches and practices, their activity and its definition, to Afghan and Iranian areas, and claim their belonging to a Persian cultural space, according to several criteria widely working on an historical mode. Nevertheless, it doesn’t mean for them to cut from Soviet past, or from he close relationship they have with Uzbekistan. The rediscovering of “Persian root” gets in line with a complex framework of identity’s representations, which should not be considered as uniform. Through their travel narrations, musicians emphasize not only their reputation in their own musical society, but also the extent of their social networks
Iran : Mozafar Shafii et l’Ensemble Râst
Accompagné des musiciens de l’Ensemble Râst, Mozafar Shafii livre ici, au-delà d’une très belle interprétation du répertoire du radif (répertoire canonique de la musique « savante » iranienne, des douze dastgâh), une vision spécifique de la tradition musicale persane. Tant dans les choix des pièces que dans ceux de l’interprétation poético-musicale, une certaine esthétique est privilégiée, qui fait toute l’originalité de ce disque. Jean During, directeur artistique de l’enregistrement, précis..
Tārīḫ va naẓariyya-i Šaš Maqom. Douchanbe, Adib, 2006. 501 p. Illustrations, transcriptions, bibliographie. Bilingue tadjik/anglais. [Histoire et théorie du Šaš-maqām]
Cet ouvrage est une réédition, revue et augmentée de la traduction en anglais, du même travail publié en 2003. L’A., musicologue et compositeur, livre ici un travail historique autour du répertoire du Šaš-maqām, depuis les origines de la musique savante au Tadjikistan jusqu’aux actualisations contemporaines. Il analyse musicologiquement les différents modes et mélodies du répertoire. Il consacre également une part de ce travail à la composante soufie de cette musique, ainsi qu’aux différentes..
John Baily. The Art of the ‘Fieldwork Movie’: 35 Years of Making Ethnomusicological Films
Dans ce court article, John Baily, ethnomusicologue britannique connu pour ses recherches sur les musiques d’Afghanistan, revient sur ses réalisations cinématographiques, menées en tandem avec ses recherches, depuis les années 1970. Il raconte son parcours d’apprentissage filmique, soulignant l’évolution du matériel et ses conséquences sur le travail sonore des films. Baily a commencé par utiliser le film comme manière de récolter des données, en complément exhaustif du carnet de terrain d’un..
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